Autoproduit

«J’ai fait un pari : proposer autour de moi de faire ce film comme ça, tout de suite, sans argent, avec les moyens du bord, en me disant : si la majorité de l’équipe répond OK, on le fait ! Et ils ont dit OK !
Durant un mois et demi, nous avons investi les rues du quartier St Michel et des Capucins, à Bordeaux, tourné dans des bars, des lieux d’expo alternatifs, associatifs, on s’est fait prêté des apparts. A la technique, il n’y avait souvent pas plus de quatre personnes ! Les plus nombreux c’était les acteurs. Et le film repose en grande partie sur eux. Ce film est possible parce que tout le monde croyaient dans le projet et s’est investi totalement. Ça s’est fait dans une joyeuse urgence palliant les contraintes du «no budget» par une entraide où chacun touchait un peu à tout.
Ce projet s’inscrit vraiment dans la lignée de ces films faits en liberté, fabriqués en marge du système, hors les murs. Mais ce qu’on voulait c’est avant tout un film populaire, avec une histoire qui peut parler à chacun.»